(Avril 2019) Premium 15-2 – Lamborghini Diablo SV

La collection Premium accueillera le mois prochain un nouveau modèle de la marque au taureau. Après les années 70 avec la Miura Jota SVR et les années 80 avec la Countach LP500S, place aux nineties et à la Diablo SV.

En 1994, Lamborghini change de propriétaire. Le groupe américain Chrysler cède en effet la firme italienne, qu’il possède depuis sept ans, à l’indonésien MegaTech. A l’époque, la gamme du constructeur ne compte qu’un seul modèle, la Diablo, qui a remplacé la Countach quatre ans plus tôt. Pour dynamiser les ventes, le nouveau propriétaire va décider de décliner la supercar de Sant’ Agata Bolognese en différentes variantes. La première de celles-ci va ressusciter un acronyme célèbre de la marque, déjà usité sur la Miura en 1971 : SV, pour super veloce.

Un peu plus de puissance, un peu moins de cuir…

La Diablo SV est présentée au public au salon de Genève en 1995. Extérieurement, elle se distingue du modèle « de base » (NDLA : mais peut-on parler de modèle de base pour une Diablo?) par son pare-choc avant spécifique dont les creux sont peints en noir, et où clignotants et antibrouillards sont séparés. Du noir, on en retrouve également sur les jantes de 18 pouces, ainsi que sur les cerclages de feux arrières et la grille accueillant des monogrammes de couleur rouge. Quant au capot moteur nanti de deux énormes prises d’air, il est dérivé de celui équipant une autre Diablo, la Jota SE30 sortie l’année précédente pour célébrer les trente ans de Lamborghini. De cette dernière la SV peut également hériter en option d’un aileron réglable. A l’intérieur, les sièges délaissent le cuir de série pour de l’alcantara, tout comme les panneaux de portes. La planche de bord, quant à elle, est reprise de la Diablo VT. Du côté de la mécanique, le V12 5,7 litres est très légèrement revu et développe à présent 510 chevaux (492 pour le modèle original). Les performances sont toujours démoniaques, avec un 0 à 100 km/h expédié en 3,9 secondes, et une vitesse de pointe de 328 km/h. La version SV adoptera en 1998 des feux avant devenus fixes (et empruntés à la Nissan 300 ZX Z32), un restylage qui sera opéré à l’ensemble de la gamme l’année suivante.

La Diablo SV est la troisième Lamborghini à intégrer la série Premium, après la Miura Jota SVR (05-2) et la Countach LP500S (10-1). Elle viendra remplacer au numéro 15 la Subaru Impreza 22B. Et contrairement à ses aïeules, elle sera dotée de deux fonctionnalités : en effet, ses portes à ouverture en élytre et ses feux rétractables pourront être manipulés. Pour le reste, au vu des premiers clichés, les spécificités de la version SV première série sont bien reproduites. Ainsi, on retrouve l’entourage de feux et la grille arrière noirs, les jantes à bord poli, ou encore le pare-choc avant et le capot moteur ajouré propres à la version Super Veloce. Deux coloris seront proposés : le jaune « Fly Yellow » pour le modèle normal, et un orange pour la version vendue uniquement dans les magasins Tomica. A noter que cette dernière teinte n’a été proposée que sur la deuxième version du modèle réel, une petite erreur donc pour les puristes… Des puristes qui noteront également l’absence des énormes autocollants « SV » noirs sur les flancs de la voiture, absence qui n’est pas une erreur puisque les clients pouvaient choisir de les faire retirer lors de l’achat.

La Lamborghini Diablo SV sera commercialisée à la mi-avril, au tarif de 720 yens pour le modèle jaune, soit 5,73 euros (800 yens et 6,37 euros pour la version orange). Si le premier est encore aisément trouvable sur les sites spécialisés, le second en revanche n’est quasiment plus disponible nulle part…

Illustrations : Hobby Search

Le casting de la série Premium est à retrouver ici.

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