Premium 17-2 - 512BB Titre

(Décembre 2018) Premium 17-2 – 512BB

Voici la deuxième Ferrari à intégrer le casting de la série Premium. Après la Testarossa en août dernier, c’est à présent son aïeule 512BB qui se voit reproduite à l’échelle trois pouces.

En 1971, le constructeur au cheval cabré présente au salon de Turin une toute nouvelle GT. Baptisée 365 GT4 BB, celle-ci rompt avec la tradition des voitures de route du constructeur, jusqu’ici à moteur avant. Cinq ans auparavant, le rival Lamborghini présentait sa Miura, première GT dotée d’un moteur en position centrale arrière. Mais Enzo Ferrari refusait alors d’employer ce type d’architecture, déclarant que « le cheval ne pousse pas la charrette, il la tire »… Pourtant le moteur central arrière fait école, et Maranello se rend peu à peu à l’évidence : il ne peut pas se permettre de passer à côté…

Initiales BB (Berlinetta Boxer)

Au lancement de la 365 GT4 BB, un problème d’importance se pose : son moteur 12 cylindres à plat de 4 390 cm3 de cylindrée hérité de la Formule 1 ne passe pas les normes de pollution aux Etats-Unis, qui se trouve être un marché important pour les GT. Ce qui n’empêcha toutefois pas un certain Clint Eastwood d’en importer un exemplaire et de le modifier avec un toit targa… Pour ne pas perdre le marché américain, Ferrari décide de modifier en profondeur le moteur afin de permettre l’exportation de la voiture. De 4,4 litres, le moteur va passer à 5 litres, tandis que la puissance reste à 360 chevaux. La voiture ainsi modifiée est lancée en 1976 au salon de Paris, et prend le patronyme de 512BB. 5 pour sa cylindrée en litres, 12 pour le nombre de cylindres et BB pour Berlinetta Boxer.

Capable de près de 290 km/h en vitesse de pointe, la 512BB est suffisamment puissante pour en remontrer à sa rivale désignée de l’époque, la Lamborghini Countach LP400. En revanche, elle pèche par sa répartition des masses, avec 60% du poids sur l’essieu arrière. Ses lignes n’évoluent que peu par rapport à la 365 GT4, la seule différence notable résidant dans ses feux arrières, désormais au nombre de quatre au lieu de six, et son pare-choc avant redessiné. Répondant désormais aux drastiques (à l’époque…) normes américaines, la 512 BB fit le bonheur de nombreux clients sur tous les continents, avec 929 exemplaires vendus de 1976 à 1981, date de son remplacement par la 512BBi qui se dote d’une injection électronique en lieu et place des carburateurs.

Un retour plutôt qu’une réelle nouveauté

La 512 BB vient remplacer au numéro 17 la Honda S2000 Type S dans la série Premium. Ce n’est pas la première apparition du modèle chez Tomica, puisqu’elle est sortie à deux reprises dans la série Foreign (F39-3 et F57-1), puis reprise un temps dans la collection Regular (119-1). Il est d’ailleurs fortement possible que ce soit le moule original qui ait été réutilisé, cette version Premium reprenant le capot ouvrant des autres modèles. Un capot que l’on espère d’ailleurs mieux ajusté sur le produit fini, car les quelques clichés disponibles montrent un jour important avec la carrosserie lorsque le capot est en position fermée… D’un autre côté, notons le cheval cabré ajouré sur la calandre, ainsi que les jantes Cromodora fidèles à celle du modèle réel.

La 512BB sera disponible mi-décembre au prix de 720 yens, soit environ 5,60 euros. En plus de la version normale de couleur rouge, un modèle jaune plus exclusif sera également proposé. Ce dernier est déjà difficile à réserver, et il faudra se dépêcher pour le modèle normal, qui commence à être en rupture dans certaines boutiques en ligne…

Illustrations : Hobby Search

Le casting de la série Premium est à retrouver ici.

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